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LES CARAVANES DU ZENJORAN

Association loi de 1901

David Lazzi

Extrait des statuts :

Article 1 – Dénomination :

Il est créé entre les adhérents aux présents statuts une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et de son décret d’application du 16 août 1901, ayant pour dénomination : Les Caravanes du Zenjoran.

Article 2 – Objet :

Cette association a pour objet d’acheminer la culture vers le public et de la transmettre par des moyens ludiques. A ce titre, elle se propose d’intervenir en France, dans les pays francophones ou tout autre pays susceptible de l’accueillir, afin de promouvoir la culture française et de l’enrichir d’un contact multi-ethnique.

Article 3 – Adresse :

Le siège de l’association est fixé au 7 rue du Bourg l’Abbé 75003 PARIS.
Merci de votre visite !
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David Lazziwrote:
Un grand merci pour cette découverte passionnante à travers les Cévennes et les mots de Stevenson. Cette exposition est venue s'inscrire dans le projet culturel de la résidence. Elle a suscité intérêt, enthousiasme chez les résidents. Nous sommes ravis d'avoir pu partager votre aventure innovante et intéressante.
 
Le Verger de Vincennes
13 Mar.
David Lazziwrote:
Merci de nous avoir fait rêver...
 
Le Verger de Vincennes
12 Mar.
David Lazziwrote:
Quelle belle passion !
 
Continuez à donner du rêve...
 
Bon courage.
 
Résidence L'Orée du Bois
15 Feb.
David Lazziwrote:
Que de belles choses sur notre terre.
 
Merci.
 
Résidence L'Orée du Bois
 
 
15 Feb.
David Lazziwrote:
Belle région, belle histoire.
 
J'ai été très intéressée.
 
Résidence L'Orée du Bois
15 Feb.
Photo 1 of 63
More albums (1)
November 14

R.L. Stevenson (2)

Quelques photos originales tirées de l'exposition :

La fontaine au melon, Pradelles      chemin      Voyage avec un âne dans les Cévennes

La Loire      Château de Beaufort      La Bête du Gévaudan

La Bête du Gévaudan, BnF     La Lozère     Tombe du néolithique...

Affiche (fournie avec l'expo)      Vieille carcasse      La Mimente

Les camisards      J. Cavalier, chef camisard, bibliothèque de la S.H.P.F.      GARD][LOZERE

endless      Entre Saint-Jean-du-Gard et Anduze      Modestine

 R.L. Stevenson, musée des vallées cévenoles, Saint-Jean-du-Gard      carte       BASTIDE France  

January 28

AGENDA

  

Ampoule  Du 11 au 13 février 2008 inclus, l'exposition "Sur le chemin de Stevenson à travers les Cévennes" sera visible à :

Résidence L'orée Du Bois
Coordonnées principales
  • 3 r Gustave Baudoin 77590 BOIS LE ROI

    • 01 64 87 12 77
    • fax : 01 60 59 16 48

Résidence L'Orée du Bois 1    Résidence L'Orée du Bois 2    Résidence L'Orée du Bois 3   

Ampoule  Du 4 au 11 mars 2008 inclus, l'exposition "Sur le chemin de Stevenson à travers les Cévennes" sera visible à :

Le Verger de Vincennes
Coordonnées principales
  • 21 av Murs du Parc 94300 VINCENNES

    • 01 49 57 27 00
    • fax : 01 49 57 27 27

Le Verger de Vincennes 1     Le Verger de Vincennes 2     Le Verger de Vincennes 3

April 03

R.L. Stevenson (1)

 

" Sur le chemin de Stevenson à travers les Cévennes "

 

Du 22 septembre au 4 octobre 1878, le futur auteur de " L'île au trésor " et de " Le cas étrange du Docteur Jekyll et Mister Hyde " a fait une petite escapade dans l'une de nos régions les plus sauvages et caractéristiques de France : les Cévennes !

Cette randonnée à six pattes (Stevenson, et Modestine l'ânesse de bât) a donné naissance à un charmant petit livre plein de fraîcheur : " Voyage avec un âne dans les Cévennes ". Aujourd'hui ce livre prend tout naturellement place quelque part entre " La route " de Jack London, "L'usage du monde " de Nicolas Bouvier et " Voyage en Italie " de Jean Giono, dans la bibliothèque du lecteur/voyageur.

En mars 2003, un membre de l'association n'a pas hésité à enfiler ses chaussures de marche pour parcourir les quelques 250 Kms qui séparent le Monastier-sur-Gazeille de Saint-Jean-du-Gard. Sac au dos, paré de deux appareils photos, l'un numérique, l'autre argentique, il a suivi les traces de l'auteur ; aidé des indications du livre et d'une bonne carte IGN Clin d'oeil

 

Exposition :

Le public visé est principalement l'ensemble des gens qui visitent les bibliothèques, les lecteurs assidus comme les lecteurs récréatifs. Il peut également s'agir de randonneurs, de scolaires, de patients d'un hôpital ou de pensionnaires d'une maison de retraite, de prisonniers dans un centre d'arrêt, etc.

Cette exposition est formée de 20 sous-verre aux dimension de 70 x 110 cm. Ils contiennent :

- Des photos inédites accumulées lors d'une randonnée pédestre sur les traces de Stevenson (250 Kms).

- Des textes de l'écrivain, des impressions personnelles, des explications historiques (un texte de Jean Richard, président de l'association MACBET, sur la Bête du Gévaudan et un autre de l'auteur de l'expo, sur la guerre des Camisards), ainsi que des copies de documents d'époque (sources : Le musée municipal du Monastier-sur-Gazeille, la BnF, la bibliothèque de la S.H.P.F., les archives départementales de la Lozère, le musée des vallées cévenoles).

En plus de ces sous-verre :

- Une carte géographique des Cévennes (dessinée à la main) de 80 x 120 cm.

- Une vitrine, sécurisée par deux serrures et des boulons anti-effractions, qui représente le travail d'un artisan local (BASTIDE France).

- Plusieurs livres, dont " Voyage avec un âne dans les Cévennes ", en consultation sur place.

- De la documentation sur les acteurs locaux, à emporter : Le parc des loups à Sainte Lucie, le musée municipal du Monastier-sur-Gazeille, le musée des vallées cévenoles à Saint-Jean-du-Gard, l'association Sur le chemin de Stevenson au Pont-de-Montvert, le musée du Désert au Mas Soubeyran et le musée fantastique de la Bête du Gévaudan à Saugues.

Surface d'accueil nécessaire : 30 à 40 m2 (espace modulable) ou 25 mètres linéaires.

Participation :

-> 1 semaine = 210 €

-> 2 semaines = 300 €

-> 3 semaines = 350 €

+ 50 € par semaine supplémentaire.

Participations valables en Ile-de-France uniquement (en dehors veuillez nous contacter).

Valeur d'assurance : 3500 €

L'association se charge de la livraison, et de l'installation. Tous les supports nécessaires sont fournis.

Si cette exposition vous intéresse, veuillez nous contacter pour plus d'informations sur sa location.

les-caravanes-du-zenjoran@hotmail.fr

ou

Téléphone mobile  06 15 57 64 78

 

Cette exposition est soutenue par le Comité Départementale de la randonnée Pédestre de Haute-Loire, Président : Mr BERTHOLET, ainsi qu’André CREMILLIEUX, conservateur du musée municipal du Monastier-sur-Gazeille.

Introduction

 

L'association " Les caravanes du Zenjoran " est née de la rencontre de quatre individus aux cultures différentes :

Mao, entrepreneur d'origine Cambodgienne ;

Valérie, comptable passionnée de littérature ;

David, musicien en vadrouille ;

Najate, mère d'une petite fille (Penny), qui passe sa vie entre New York, le Maroc, Madagascar et Paris.

Nos différences, loin de nous dissocier, nous ont servi d'outils. En effet notre volonté commune était le partage, un partage en dehors des règles aseptisantes, un partage vivant d'une transmission orale et changeante. Notre volonté était de réunir, à la manière d'une caravane arabe, un ensemble de bric et de broc qui voyagerait en France et ailleurs : Une exposition sur le chemin de Stevenson à travers les Cévennes... en Ecosse ; des lectures à haute voix des " Mille et une nuits " en banlieue de Paris ; des comptines françaises sur le 'oud (luth oriental) de Fécamp à Perpignan, etc.

Nos projets prennent du temps et demandent des sous avant de prendre forme... C'est pourquoi vous les verrez progressivement apparaître dans les billets de ce blog.

Si vous voulez en savoir plus n'hésitez pas à nous contacter :

les-caravanes-du-zenjoran@hotmail.fr

Et si vous voulez faire parti de l'aventure et partager votre savoir, vos compétences ou votre enthousiasme, vous êtes le (la) bienvenu(e) Sourire

Valérie      Mao et Penny     

Najate      David

April 02

Genèse

 

Au commencement…

 

         Au commencement la Terre était une plaine sans fin, obscure, séparée du ciel et de la mer grise, étouffant dans une pénombre crépusculaire. Il n’y avait ni soleil ni lune ni étoiles. Cependant, bien loin, vivaient les habitants du ciel, êtres jeunes et indifférents, humains de forme, mais possédant des pattes d’émeu et une chevelure dorée étincelante comme une toile d’araignée dans le soleil couchant, sans âge et insensibles aux atteintes des ans, existant depuis toujours dans leur vert paradis bien arrosé, au-delà des nuages de l’ouest.

         A la surface de la Terre, il n’y avait que des trous qui deviendraient un jour des points d’eau. Aucun animal, aucune plante, mais autour de ces sources étaient rassemblés des amas de matière pulpeuse, des restes de la soupe primordiale — silencieux, sans souffle, ni éveillés ni endormis — contenant chacun l’essence de la vie ou la possibilité de devenir humain.

         Sous la croûte terrestre, cependant, les constellations luisaient, le soleil brillait, la lune croissait et décroissait et toutes les formes de vie gisaient endormies — la fleur écarlate du pois du désert, le chatoiement de l’aile du papillon, les moustaches blanches et frémissantes du Vieil Homme Kangourou — tous en sommeil comme les graines du désert qui doivent attendre l’averse vagabonde.

         A l’aube du premier jour, le Soleil eut envie de naître (bientôt suivi ce soir même par les étoiles et par la Lune). Le Soleil creva la surface de la Terre, l’inondant de sa lumière dorée, réchauffant les trous sous lesquels dormaient les ancêtres.

         Contrairement aux habitants du ciel, ces ancêtres n’avaient jamais été jeunes. C’étaient des vieillards boiteux, épuisés, les membres noueux et ils dormaient seuls, depuis toujours.

         Ainsi, en ce premier matin, chaque ancêtre endormi sentit la chaleur du soleil sur ses paupières et sur son corps qui donna naissance à des enfants. L’Homme-Serpent sentit des serpents se glisser hors de son nombril. L’Homme-Cacatoès sentit des plumes. L’Homme-Larve ressentit un frétillement, la Fourmi à miel un chatouillement, le Chèvrefeuille sentit ses feuilles et ses fleurs se déplier. L’Homme-Péramèle sentit de petits péramèles grouiller sous ses aisselles. Chaque « chose vivante », chacune en son lieu de naissance, cherchait à atteindre la lumière du jour.

         Au fond de leurs trous (à présent remplis d’eau), les anciens passèrent d’une jambe sur l’autre. Ils remuèrent les épaules et s’étirèrent. Ils se soulevèrent et traversèrent la boue. Leurs paupières craquelèrent et s’ouvrirent. Ils virent leurs enfants qui jouaient au soleil.

         La boue tomba de leurs cuisses, comme le placenta d’un bébé. Puis, tel le nouveau-né qui pousse son premier vagissement, chaque ancêtre ouvrit la bouche et cria : « JE SUIS ! » « Je suis… Serpent… Cacatoès… Fourmi à miel… Chèvrefeuille… » Et ce premier « Je suis ! », cet acte primordial de nomination, fut considéré, alors et pour toujours, comme la strophe la plus secrète du chant de l’ancêtre, la plus sacrée.

         Chacun de ses anciens (baignant alors dans la lumière du soleil) avança son pied gauche et nomma une chose. Il avança son pied droit et en nomma une autre. Il nomma le point d’eau, les roselières, les gommiers… donnant des noms de tous côtés, appelant à la vie toutes choses et tissant leurs noms dans des strophes.

         Les anciens s’ouvrirent un chemin dans le monde entier par leur chant. Ils chantèrent les rivières et les montagnes, les lacs salés et les dunes de sable. Ils chassèrent, mangèrent, firent l’amour, dansèrent, tuèrent : partout où les portaient leurs pas, ils laissèrent un sillage de musique.

         Ils enveloppèrent le monde entier dans un réseau de chants ; et, enfin, lorsque la Terre fut chantée, la fatigue les envahit. De nouveau ils ressentirent l’immobilité glacée des temps. Certains s’enfoncèrent dans le sol là où ils se trouvaient. D’autres se glissèrent dans des cavernes. D’autres encore regagnèrent en rampant leur « demeure éternelle », le point d’eau ancestral où ils étaient venus au jour.

         Et s’en retournèrent sous terre.

 

Bruce Chatwin

Le chant des pistes

 

         « Je sais que cela vous paraîtra sans doute tiré par les cheveux, dis-je à Elisabeth Vrba, mais si l’on me demandait : "A quoi sert un gros cerveau ?", je serais tenté de répondre : "A trouver son chemin en chantant dans le désert." »

         Elle me regarda d’un air quelque peu étonné. Puis elle tendit la main vers un tiroir de son bureau d’où elle sortit une aquarelle sur laquelle l’artiste avait représenté une famille de ces premiers hommes, avec des enfants, cheminant en file indienne dans un vaste paysage découvert.

Elle dit en souriant : « Moi aussi je crois que les hominidés étaient nomades. »

 

Bruce Chatwin

Le chant de pistes